A. L’accès aux droits sociaux
1. L’accès aux bourses et au logement étudiant
| Statut | Âge | Bourses | Logement | Repas à 1 € | Accompagnement social |
| BPI – BPT | – 28 ans | Bourses sur critères sociaux (BSC), aide spécifique ponctuelle (ASP), aides locales de l’université (d’urgence/mensuelle/achat matériel selon l’établissement) | Oui | Oui, automatiquement | Oui |
| BPI – BPT | 28 à 35 ans | Aide spécifique annuelle (ASA), ASP, aides locales de l’université Dérogation pour la BSC possible si enfant·s à charge (1an/enfant à charge) et/ou service civique | Oui | Oui, automatiquement | Oui |
| BPI – BPT | + 35 ans | ASP, aides locales de l’université | Non prioritaire | Oui | Oui |
| Personne en demande d’asile | Tout âge | ASP, aides locales de l’université | Non prioritaire | Oui | Oui |
| Personne en situation irrégulière | Tout âge | ASP, aides locales de l’université | Non prioritaire | Oui | Oui |
BPI : bénéficiaire d’une protection internationale
BPT : bénéficiaire de la protection temporaire
Ce tableau a été reproduit depuis les supports de formation du réseau MEnS avec leur aimable autorisation.
Pour avoir accès au Crous, il faut ouvrir un « Dossier social étudiant » (DSE) accessible sur etudiant.gouv.fr. À titre indicatif, en 2024, la campagne était ouverte du 1er mars au 31 mai.
Remarque : il est possible de demander l’accès au Crous pour les personnes sollicitant l’asile ou les étudiantes et les étudiants présents avec leur famille et toujours rattachés au foyer fiscal de leurs parents, après 2 ans, mais cela concerne évidemment très peu de personnes.
Il est toujours possible de bénéficier de places de logement « en urgence », via un ou une assistante sociale, ou via des places négociées localement avec le Crous. Mieux vaut en faire la demande, même quand on n’est pas prioritaire.
La limite d’âge de 28 ans pour accéder aux aides du Crous peut être repoussée pour volontariat et enfants à charge (1 an pour chaque). Pour plus de précision, voir le site du Crous.
Les étudiantes et les étudiants réfugiés peuvent bénéficier de 12 mensualités au lieu de 10, donc bénéficier de la bourse durant l’été.
Il existe d’autres aides :
- aides spécifiques à chaque université : aide sociale d’urgence (Crous et FSDIE), aide à l’accès numérique (prêt ou don d’ordinateurs), etc.
- pour les étudiantes et étudiants réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire seulement, sans limite d’âge, il existe une possibilité de demander une bourse à l’Entraide universitaire française (voir sur le site de Campus France).
- les personnes avec un titre de séjour en cours de validité peuvent demander l’aide personnalisée au logement (APL) ou l’allocation de logement social (ALS).
D’autres ressources pour le logement existent, comme les hébergements solidaires, les associations (l’Association de la fondation étudiante pour la ville et l’Association de coopération pour le logement des étudiant·es de France, par exemple), ou encore les bailleurs sociaux privés en passant par les fonds de solidarité logement (s’adresser à la mairie pour en savoir plus) et les garanties sociales, telle que la garantie Visale.
Il est également possible de prendre rendez-vous avec un ou une assistante sociale pour obtenir des aides d’urgence au niveau de la commune : bons de logement, bons de nourriture, etc.
Dans la plupart des départements, il existe des aides aux transports :
- les étudiant·es ont souvent accès à une réduction de tarif du titre de transport ;
- les bénéficiaires de l’AME (sans-papiers) ont souvent accès à des dispositifs de solidarité pour le transport.
Il est possible de se faire accompagner dans l’ouverture de ces droits par un ou une assistante sociale, un ou une travailleuse sociale :
1. en prenant rendez-vous auprès des services sociaux de l’établissement d’enseignement supérieur et du Crous ;
2. en allant dans les centres sociaux locaux des municipalités (par exemple, les centres communaux d’action sociale) ;
3. en contactant l’Union des étudiants exilés.
B. La santé
Le site www.etudiant.gouv.fr recense différentes options :
- pour les relais de santé, voir la page « La santé sur les campus » ;
- pour les soutiens psychologiques, voir la page « Besoin d’une aide psychologique ? ».
Il existe d’autres dispositifs de soutien psychologique :
- l’association Migrations santé aide dans les démarches liées au droit à l’accès aux soins.
- le dispositif « Santé psy étudiant » permet à toute personne étudiant en France de bénéficier de 8 séances gratuites avec un psychologue1 ;
- le service « Fil santé jeune » propose des orientations vers les structures locales via des appels téléphoniques et des tchats. Le site Fil santé jeune est une ressource utile pour celles et ceux qui cherchent de l’aide ;
- les bureaux d’aide psychologique universitaires (Bapu) où les étudiant·es bénéficient d’un suivi régulier dès lors qu’ils et elles sont prises en charge après des délais d’attente souvent long (pour en savoir plus, voir sur le site du Crous) ;
- les associations de bénévoles REVES Jeunes et Nightline offrent un accompagnement, notamment sur le plan psychologique (pour plus de détails sur leurs services, voir sur le site de ces associations) ;
- la coopérative Apsytude propose une prise en charge gratuite par des psychologues en partenariat avec les Crous (voir sur leur site pour plus d’information) ;
- l’association La porte ouverte est un lieu d’écoute géré par des bénévoles et des travailleurs sociaux, offrant un soutien aux étudiants (des informations sont disponibles sur leur site) ;
Lire la suite : Partie IV. Se mobiliser
- Voir sur le site santepsy.etudiant.gouv.fr/ pour plus d’information. ↩︎